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Il est souvent plus aisé de raconter l'histoire d'un temple
musical en photo. Le MAD de Lausanne n'échappe pas à
cette règle, et les clichés suspendus aux murs
de cette demeure de 5 étages immortalisent des scènes
de vie qui relèveraient, en d'autres cas, du pur fantasme
si elles n'avaient pas été vécues, week-end
après week-end, par des milliers de personnes issues de
toutes les générations.
Les visages d'artistes défilent, pris dans le tourbillon
des reflets colorés et virevolants, de Laurent Garnier
à Basement Jaxx, de David Morales à Derrick May,
de Paul van Dyk aux Masters at Work, sans oublier Sven Väth,
Roger Sanchez, Faithless ou Prodigy Plus loin, on y retrouve,
dans des teintes monochromes et émotives, la prestance
d'un Ben Harper ou d'un Keziah Jones, la folie de la Mano Negra
ou des Négresses Vertes, le jazz de Michel Petrucianni,
ou encore la poésie d,un Thiéfaine et d,un Jean-Louis
Aubert.
Le MAD porte bien son nom. Et fait carrément dans le baroque
visuel et comportemental lorsqu'il est question d'organiser
des soirées à thème : la bâtisse prend
des allures de château hanté lors de la nuit Halloween,
instaure la décadence pour le Qarnaval, réinvente
l,esthétique des contes de fée lors des Psyberpunk
et tisse un cordon ombilical avec les clubs exotiques durant
le week-end Méga Mousse. Ces deux derniers événements
se dérouleront d,ailleurs cet été. Et les
artistes qui défileront durant la période des belles
chaleurs s,appellent Kai Tracid, David Guetta, Mauro Picotto,
Goldie, Paul Richards, Mandrax ou encore Ron Caroll. On n,a réussi
à dévoiler là qu,une partie du mythe.
Tout un tas de non-dits, impossible à traduire par des
mots, se vivent et se ressentent lorsque le corps arpente ce
lieu, se laissant happer par la magie musicale. Et celle-ci opère
sans cesse, constamment renouvelée et majestueusement
érigée.
[ENGLISH]
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